Témoignage : À 34 semaines, tenir bon malgré les scénarios catastrophes

31
May
2016

Un bébé est considéré à terme à partir de la 36e semaine de grossesse, mais à partir de la 34e, les poumons sont assez développés pour que l’injection de corticoïdes à la mère ne soit plus nécessaire, en cas d’accouchement imminent. Un autre pas de franchi!

J’ai vraiment l’impression d’avoir accompli un exploit en me rendant aussi loin dans ma grossesse. La technologue en échographie nous annonce que c’est Dre Panique que nous verrons par la suite. Dans l’attente, j’avertis bien chéri que nous entendrons plusieurs scénarios catastrophes dans les prochaines minutes, je lui suggère d’en prendre et d’en laisser. De mon côté, c’est avec une confiance accrue en moi et en mes moyens que je subis mon échographie avec Dre Panique.

Cette femme est ahurissante! Je crois que notre entretien avec elle aura duré un maximum de 15 minutes au total et, dans ce laps de temps, elle aura trouvé le moyen de dire à plusieurs reprises les termes « mort fœtale » « détresse fœtale » « césarienne d’urgence avec anesthésie générale» et d’autres termes tout aussi troublants pour une future maman qui a quand même plusieurs mois d’angoisse derrière elle. Elle nous a présenté les millions de possibilités (entendre ici risques) si je tentais un accouchement naturel, sans trop parler des bénéfices ou même supposer que ça pourrait bien se passer. De plus, elle m’informe que bébé #1 (celui qui est plus bas et qui sortira en premier) n’est pas encore engagé, que mon col est encore long et fermé, et que mon bassin ne semble pas vraiment avoir élargi pendant les dernières semaines. Bref, c’est clair qu’elle aimerait qu’on planifie une césarienne, pour elle ça serait tellement plus simple comme ça!

Dans ma tête, c’est déjà décidé, si on peut tenter un accouchement naturel, j’opte pour cette solution. Mais je comprends très bien les risques et j’accepte que ça puisse se terminer en césarienne.

Comme tout va encore très bien dans la grossesse, on ne planifie pas de date pour me provoquer. Cependant, on resserre les suivis, j’aurai des échos tous les jeudis et des monitorings tous les lundis. Si ces examens démontrent un moindre signe de détresse fœtale, on provoquera mon accouchement.

Il y a quand même du positif au bout de cette rencontre avec Dre Panique, je comprends qu’un accouchement naturel, ça se prépare. Je planifie alors des rendez-vous avec la massothérapeute, qui fait également de la réflexologie, des rendez-vous avec l’acuponctrice, pour tenter de déclencher le travail naturellement, et j’inclus des tisanes de feuilles de framboisier à mon menu. Pas question de rester passive dans l’attente : je ne veux pas être enceinte pour le reste de ma vie, faut que ça sorte ces bébés-là !

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