Témoignage : Réalités complètement opposées, mais un travail d’équipe

Entre repos forcé, culpabilité et hyperactivité du conjoint, ce témoignage montre comment l’organisation et la communication permettent de fonctionner en équipe pendant une grossesse à risque.

18
May
2016

Vous aurez compris qu’avec de telles craintes, je me suis calmée dans mon agitation quotidienne. J’alterne entre les tâches ménagères que je suis encore capable d’accomplir et le repos.

Je me sens drôlement moins efficace qu’auparavant. Et un peu coupable auprès de chéri qui doit pallier à mon manque d’efficacité.

Je vous ai déjà parlé du rythme de vie d’hyperactif de chéri? Il adore son travail, restant souvent le soir pour compléter certains dossiers. Membre du conseil d’administration d’une coopérative. Étudiant à la maitrise, dans une université en banlieue de Montréal (à 1h15 de la maison). Par chance, cette session-ci il n’a suivi qu’un cours, de soir! Et la fin de semaine, bein c’est les rénos!  Cet homme a une force surhumaine, toujours de bonne humeur malgré la fatigue.

Mais quand même, je me dois d’être présente et de faire tout ce que je peux pour que nous soyons une équipe efficace! Je fais tout ce que je suis en mesure de faire : repas, ménage, organisation de l’arrivée des bébés.

Et je fais des listes pour chéri, des millions de listes!

De cette manière, dès qu’il a un petit 5 minutes de temps libre ou d’énergie à dépenser, il sait quelle tâche prioriser.

Je monte la liste des repas de la semaine, et la liste d’épicerie, qu’il doit faire, comme je ne suis plus en mesure de marcher sur une trop longue période.

Je monte la liste des travaux et des matériaux que nous devrons acheter pour les rénos prévues pour la fin de semaine à venir.

Comment on s’en sort comme couple? En parlant tout simplement. Je lui exprime ma culpabilité de ne pouvoir l’aider davantage et d’être en super forme (comme je ne fais que ça de mes journées, me reposer), alors que lui, il en achèterait du repos, s’il le pouvait. De son côté, il me dit quand il est à bout, trop fatigué. Je dose alors mes demandes, le laissant récupérer, privilégiant alors une sortie ou un film à écouter.

Mais tous les deux, on est conscients « qu’après » nous n’aurons plus autant de temps et d’énergie pour les rénos. Pas facile l’équilibre entre repos et urgence d’en finir.

Par chance, notre couple est fait fort, et on est bien entourés.

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